La gestion du stress et des émotions me tient vraiment à cœur. En effet, après avoir intégré les bons réflexes alimentaires et de mouvement, qui offrent des résultats spectaculaires, il faut bien admettre que notre bien-être se heurte souvent à de nouveaux obstacles. Ceux qui demeurent bien cachés, parfois même enfouis au-delà de notre conscience, et qui ressurgissent quand tout le reste va bien, ou mieux. Durant une détox, ce n’est pas rare que ces obstacles apparaissent : il s’agit bien entendu des émotions et pensées négatives.
Il faut bien se rendre à l’évidence : contrôler ce qui peut l’être relativement facilement (l’alimentation et l’exercice physique) ne va pas toujours suffire à nous faire perdre du poids, à retrouver notre équilibre hormonal, à regagner la pleine santé ou encore à renouer avec cette joie de vivre qui nous échappe. En effet, si l’on demeure victime de ses pensées et croyances négatives, d’émotions qui nous hantent et nous handicapent, d’un stress que l’on subit dans la conviction que l’on n’y peut rien faire, alors le bien-être et la santé vont continuer à nous échapper. Ce constat est aujourd’hui pour moi une réelle évidence.
Dans mon propre chemin, la découverte de l’alimentation vivante a été un déclencheur extraordinaire, ainsi que la pratique régulière de la marche et du yoga. Mais j’ai eu d’autres défis à relever au fil des années, dont les principaux me paraissaient insolubles. Heureusement, j’ai appris à mieux gérer ces défis, principalement émotionnels et mentaux, qui créaient en moi un stress presque chronique. Avec la pratique régulière de méditation, de pensées positives, d’une nouvelle spiritualité et de la pleine conscience, l’emprise que ces pensées et émotions avaient sur moi s’est dissipée. Vous pouvez en faire autant.
Dans cette interview, Laurence Dispaux, psychothérapeute formée en méditation de pleine conscience et en EFT (Emotion-Focused Therapy), nous apporte de précieux outils pour mieux gérer notre stress et nos émotions, particulièrement en période de détox et de nettoyage profond du corps et de l’esprit. En effet, toute détox touche le corps physique mais aussi le corps émotionnel, énergétique et mental.
Dans cette interview, vous trouverez les outils suivants :
- Quelles sont les techniques qui peuvent aider les gens dans cette démarche ? Minute 1.12 : Observer, apprivoiser son émotion, accueillir, prendre un peu de recul, prendre note de nos sensations.
- Vous enseignez la méditation en pleine conscience, en quoi celle-ci pourrait aider les personnes en pleine détox ? Minute 3.00 : Prendre conscience, agir sans jugement, choisir la bienveillance, comprendre que nos pensées ne sont pas nous, faire une liste de comportements bienveillants.
- Pourquoi le nettoyage du corps physique fait-il souvent ressurgir des émotions anciennes et inattendues ? Minute 5.56 : Les sensations sont une composante de la pensée, elles réactivent des émotions enfouies, on y attache des pensées, des jugements qui se greffent et créent des émotions intenses. Faire face, là où cela fait mal, creuser derrière les émotions superficielles, que cachent-elles, les visiter de plein front pour avancer. Ne plus anesthésier ses émotions par le filtre alimentaire. Pratiquer le détachement, prendre du recul : ce ne sont que des expériences du moment. Elles ne nous dominent pas.
- Pourriez-vous donner quelques exemples concrets de gestes ou exercices à pratiquer au quotidien ? Minute 12.20 : Ralentir, se poser, méditer, se centrer, s’ancrer, choisir une posture digne, expirer, chercher le soutien de sa communauté et partager pour ne pas se sentir seul(e) face à ses difficultés. Nous avons tous besoin de nous sentir compris ! Apprenons aussi à célébrer et être fier(e) de nos succès !
- Pourrions-nous faire une expérience courte et simple de méditation en pleine conscience ici en direct Minute 19.38 : Exercice de méditation de 6 minutes, suivez les instructions! Prendre 3 minutes pour soi, prise de conscience de son corps, de ses pensées et de ses émotions. Minute 25.40 : La pratique régulière rend la méditation toujours plus facile et efficace. Minute 27 : On mérite de prendre du temps pour soi, ne serait-ce que quelques minutes par jour.
- Quelle est la meilleure pratique à adopter quand on vit un moment de stress intense, quand on se sent débordé ou en manque de repères ? Minute 28.58 : Prendre conscience des signaux du stress, des sensations dans le corps, prendre du recul, chercher de l’aide, trouver le geste ou l’attitude à prendre pour sortir de ce moment, et accepter qu’il ne s’agit que d’une pensée ou d’une émotion automatique, trouver un ancrage pour s’en détacher.
- Quels sont vos propres secrets pour atteindre un état de paix et de sérénité intérieures dans un monde survolté ? Minute 33.07 : écoutez la réponse finale de Laurence !
Consacrez 30 minutes à recueillir des conseils pratiques pour mieux gérer le stress et les émotions, et ainsi décider d’avoir le choix et ne plus être victime de ce qui semble vous échapper. Vous avez toujours le choix !
Et vous, quelles sont vos pratiques pour mieux gérer le stress émotionnel ?
Pour information, le site de Laurence Dispaux, psychologue : http://www.psydispaux.ch



Un état de stress ou d’angoisse induit la production d’adrénaline qui envahit nos vaisseaux sanguins, ce qui a pour effet d’augmenter le rythme cardiaque. Notre respiration se raccourcit et devient moins profonde. Dans un tel état, la technique des 4-7-8 nous force à ralentir notre respiration en la retenant en comptant jusque 7, puis en expirant en comptant jusque 8. Le rythme cardiaque va automatiquement ralentir. En d’autres termes, forcer une longue rétention, suivie d’une longue expiration, provoque une réaction en chaîne, comme si l’on passait d’un sprint forcené à une ballade tranquille, en quelques instants. Pour en ressentir les effets, il faut pratiquer cette respiration à la lettre, sans laisser la respiration normale reprendre entre deux.




Exprimer ses intentions me semble plus prometteur. Cela vient du cœur, du profond de son ressenti, et c’est rempli d’espoir. J’aime l’idée (et la pratique) de choisir mes intentions, de les imaginer, voire les visualiser – c’est la partie identifier et préciser. Ensuite, je dresse un plan d’objectifs réalistes pour les atteindre (des dates, des actions et sous-actions à mettre en œuvre, avec un échéancier, que je note scrupuleusement dans mon agenda) – c’est la partie agir. Pour le reste, je lâche prise mais je reste attentive, prête à recevoir, dans la pleine conscience du moment présent – c’est la partie recevoir. Mais pour mettre toutes les chances de mon côté, j’établis un système pour faire le suivi de mes actions par rapport à mes objectifs.

Ce n’est qu’en se fixant des objectifs précis que l’on peut améliorer notre mode de vie, et par là, notre bien-être : manger de manière plus légère, plus crue, moins riche, moins toxique ; faire du sport plus régulièrement ; méditer et se relaxer ; se coucher plus tôt ; être plus présent à soi-même et plus à l’écoute des autres… La liste est longue et le danger est de se perdre sous un fardeau qui nous paraît trop lourd.
Fidèlement engagée dans un chemin de mieux-être, celui dans lequel je vous invite régulièrement, j’ai pris la décision d’interrompre mon abonnement au journal local que je lisais régulièrement. Je ne lisais plus non plus les magazines people ou de société dans lesquels on continue de parler de régime miracle ou de vanter les mérites de cosmétiques trop chers et trop chimiques… De temps en temps, j’écoutais la radio mais je l’éteignais rapidement si ce n’était pour écouter un débat enrichissant. Je nageais de plus en plus à contre-courant.
Que faut-il donc faire des mauvaises nouvelles ? On peut fermer les yeux, les oreilles et la bouche, comme le font les trois singes sages, mais il nous est en réalité impossible de les éviter. Aussi la tendance New Age, qui veut que l’on baigne dans des pensées positives, des affirmations pleines de promesses sur nos compétences, nos espoirs et même ceux de notre entourage, nous encouragerait à fermer les yeux pour éviter cette souffrance. C’est ce que j’ai fait en évitant de lire les nouvelles. Et je demeure convaincue que l’énergie à laquelle on s’expose trop souvent influence notre état d’âme, nos pensées et nos actes. Donc je poursuis ma stratégie d’évitement, mais pas celle d’ignorance.




