Vous avez sans doute tous entendu parler du bestseller de Béa Johnson, Zéro Déchet. Je l’ai découvert l’an dernier au printemps, grâce aux suggestions de certaines participantes à Easy Détox, qui se sont lancées après le programme vers une détox de leur lieu de vie. L’autre livre qui avait retenu mon attention était celui de Marie Kondo, « La Magie du rangement », dont j’ai parlé dans cet article.
J’avais donc parcouru ce livre, mais la conférence que Béa Johnson a donné à Nax en Valais dimanche passé, à l’occasion de l’ouverture du magasin bio en vrac Chez Mamie, a été une occasion bienvenue de me ré-inspirer. Béa est plus qu’inspirante : elle a eu le courage de tester, sans retenue et avec
persévérance, tous les moyens de diminuer les déchets créés par elle et sa famille, que ce soit à la maison ou en déplacement. C’est un véritable exploit. En ce sens, elle est littéralement pionnière pour avoir été aussi loin et l’avoir communiqué aussi bien!
Ce qu’elle explique dans son livre n’est pas un dogme à suivre absolument, ce sont les gestes qu’elle a adoptés, les idées qu’elle a dénichées ou inventées, et les choix qu’elle a faits. Ils sont tous autant d’inspirations pour nous.
Sans résumer tout le livre, je vais partager ici l’essentiel de ce qu’elle nous a présenté lors de sa conférence, qui n’était qu’un arrêt de sa tournée européenne.
Je précise que Béa Johnson est une française qui s’est établie en Californie et dont le livre « Zero Waste Home », d’abord publié en anglais, est un bestseller.
Sa mission est de réduire à tout prix les déchets qu’elle génère, sans aucune excuse ni détour (vous connaissez l’excuse universelle « Au cas où » …). Ses astuces relèvent souvent du simple bon sens (et du courage de les mettre en oeuvre), mais parfois elles sont étonnantes! Mission zéro déchet relevée, car en 2015 sa famille et elle-même n’ont généré en déchets que le contenu d’un bocal de moins d’un litre! Et ceci lui a permis de faire des économies de 40 %! Si vous avez une âme écologique, ces informations suffiront à capter votre attention…

Pour y parvenir, Béa a réalisé que c’est en réduisant drastiquement sa consommation, ou son consumérisme, et en désencombrant son intérieur, qu’elle a pu réduire ses déchets jusqu’à presque ne plus en avoir du tout. Elle a pris conscience qu’acheter des produits, ou accepter des cadeaux, c’est accepter tout ce qui va avec : les emballages et les produits superflus, les produits de nettoyage ou les cosmétiques avec l’idée qu’il en faut un différent pour chaque application… En bref, c’est en simplifiant sa vie qu’elle y est parvenue.
Voici la philosophie zéro déchet en 5 règles, à suivre dans cet ordre précis :
1. REFUSER ce dont on n’a pas besoin
Les cadeaux, les offres promotionnelles et autres stylos gratuits du commerce, qui ne font qu’encombrer notre vie. Les échantillons dans les hôtels, les produits emballés, les sacs en plastique, tout ce qui est à usage unique et jetable (serviette en papier, vaisselle jetable, gobelet, bouteilles en plastique), la publicité, et tout ce qui est de mauvaise qualité afin de privilégier ce qui est durable.
Par exemple, Béa refuse dans l’avion de l’eau servie dans une tasse en plastique ou même en carton, elle voyage toujours avec une bouteille en inox pour toutes ses boissons, ainsi qu’un sachet en tissu pour les éventuels achats (croissant, sandwich, pomme, etc.).
2. REDUIRE ce dont on a vraiment besoin
En y réfléchissant bien, nous sommes entourés d’objets superflus ou inutiles. Marie Kondo nous a déjà aidé à faire la différence entre ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Béa Johnson nous invite à éliminer en amont le besoin et la possession d’objets, car ils vont requérir notre temps et notre attention pour les utiliser, les nettoyer, les déplacer, et ils prennent de l’espace physique et mental, sans parler du trou qu’ils laissent dans notre portefeuille! Se limiter à ce qui nous est vraiment utile ou précieux. Son intérieur est en conséquence très épuré et presque… vide. Il en résulte une sensation d’espace et de liberté qui nous inspire!
Par exemple, Béa a limité sa garde-robe, et celle de son mari et de ses enfants, au strict minimum, qui peut rentrer dans un bagage à mains! Pour chaque lit, un seul jeu de draps, et deux serviettes par personne sont amplement suffisants…

3. REUTILISER en remplaçant tout ce qui est jetable par une alternative réutilisable
C’est ici que les tissus, les bocaux et bouteilles en verre viennent remplacer les mouchoirs en papier et tous les emballages en plastique pour faire nos courses en vrac. On apprend à emprunter et à prêter, réparer, acheter d’occasion, donner ou vendre pour redonner une nouvelle vie à un objet, ne pas s’accrocher ou s’attacher à des objets que l’on n’utilise jamais ou si peu. Pas facile, c’est un nouveau pli à prendre, mais le mouvement est lancé alors prenez-y goût! L’avenir de la planète en dépend!
Par exemple, Béa fabrique ses propres produits d’hygiène personnelle, du dentifrice au mascara, et n’utilise qu’une barre de savon pour tout nettoyer, ce qui diminue sensiblement les déchets dans sa maison! Elle fait ses achats au magasin avec des sacs en tissus, des bocaux en verre (même chez le boucher ou le fromager) ou des taies d’oreiller pour les grosses miches de pain, ou un linge en coton pour les sandwiches des enfants!
4. RECYCLER ce qui ne peut être refusé, réduit ou réutilisé
C’est primordial ici d’éliminer en amont, par le refus et la réutilisation de ce que l’on possède déjà, même ce qui est recyclable (car c’est devenu une belle excuse de continuer à consommer…). Car recycler, c’est bien, mais avoir moins de choses à recycler, c’est encore bien mieux! Donc, bannir le plastique et préférer les matériaux naturels tels que carton, papier, coton, bois, métal, qui tous pourront être recyclés d’une manière ou d’une autre. Ce peut être un parcours du combattant, mais cela va devenir de plus en plus facile avec le développement d’une communauté locale de plus en plus consciente dans ses choix.
Par exemple, Béa utilise des fils de soie, tirés d’un tissu de soie, qu’elle roule entre les doigts, comme fil dentaire. Ou des brosses à dent en bambou, qui sont donc recyclables. Elle n’achète rien qui soit emballé, sauf exceptionnellement si c’est dans du papier.
5. COMPOSTER tout le reste
Bien entendu, et c’est le plus facile, tout ce qui est compostable va dans le compost, c’est pourquoi elle n’achète que des produits en vrac ou emballés dans du papier, du verre, du bois… Mais il s’agit aussi, bien entendu, de ne pas acheter plus d’aliments que nécessaire, et de bien planifier ses achats en fonction de ses besoins réels.
LE RESULTAT
Ils sont nombreux : des économies, un plaisir de vivre toujours aussi intense, sinon plus, mais surtout, plus de temps, d’espace et d’énergie pour… vivre sa vie! Mais aussi, un environnement beaucoup moins toxique, plus sain, et un comportement qui soutient la santé de toute la planète – c’est une belle philosophie qui en vaut la chandelle, n’est-ce pas?
Béa explique que sa famille est ravie, car au lieu de perdre du temps à faire du shopping, pour consommer, utiliser, jeter et recommencer, ils font plus d’activités ensemble que la plupart des familles! Elle précise qu’elle apprécie cette vie qui n’est plus basée sur le verbe AVOIR, mais plutôt sur le verbe ETRE ou encore FAIRE!
Le chemin n’a pas été facile et certaines tentatives ont résolument échouées, comme remplacer son re-pulpeur de lèvres par de l’ortie (!) ou le papier de toilette par de la mousse de forêt… Mais des progrès incroyables ont été réalisés et ainsi, Béa Johnson nous montre ce qui est possible. A nous d’essayer d’en faire autant!

JE PASSE A L’ACTION
Cela me fait réfléchir! Je suis sortie de la conférence le sourire aux lèvres, avec l’envie incontrôlable d’adopter certains gestes, car ils ont beaucoup de sens. Comme pour l’alimentation crue, prônons le « un pas à la fois », chacun et chacune à son rythme, avançons tous ensemble sur cette voie!
Pour ma part, voici les premières étapes qui me séduisent: fabriquer certains produits d’hygiène personnelle, tel que maquillage ou shampoing. Cela fait longtemps que cela me travaille, je vais donc essayer plusieurs formules. Pour commencer je vais bannir les shampoings et conditionneurs, dont les horribles bouteilles en plastique envahissent nos salles de bain. Le hic sera le reste de la famille… Je vais ressortir mon savon pour les cheveux, et réduire les produits de nettoyage. Acheter des brosses à dents en bambou, et me confectionner des carrés de tissus en coton, pour éliminer le papier ménage, le coton, les mouchoirs en papier. ET pour Noël prochain, je souhaite bannir les emballages en papier qui remplissent des sacs énormes! Espérons que ma famille me suive dans ce chemin…
Et puis reconnaissons qu’en alimentation crue, on encourage le fait maison, dans des bocaux en verre, ainsi que les achats en vrac de produits locaux et bio! Vive la germination, la déshydratation et la fermentation qui sont tous, naturellement, zéro déchet! Même les jus, dont la pulpe est soit réutilisée soit compostée!
Chaque fois que vous ouvrez votre poubelle, demandez-vous comment vous pourriez éviter cela?
Et vous, que faites-vous déjà pour réduire vos déchets? Ou que pensez-vous changer après la lecture de cet article, le cas échéant?
Pour en savoir plus, suivez Béa sur son blog qui est en anglais et en français.
Trouvez des points de vente en vrac près de chez vous grâce à son application.
Quelques lectures sympas :
Zéro Déchet – Mon (nouveau) mode de vie!
De princesse Barbie à reine du zéro déchet








Des recettes de soupes :










Vous essayez de manger sans gluten, ou souhaitez perdre un peu de poids en ce printemps, mais il est difficile de trouver un repas à emporter qui ne soit pas un sandwich, une viennoiserie, une pizza, un kebab, tous des mets accompagnés ou à base d’une forme de céréale contenant du gluten. Même le riz et le poisson cru des sushis n’est pas de fraîcheur garantie.
La dernière tendance : les salades en bocaux
Avec un peu de pratique, d’organisation et de planning, au début, on prend de nouvelles habitudes et on finit par se régaler sans faire trop d’efforts. Comme pour tout nouvel apprentissage, il faut faire preuve de patience et de persévérance, ensuite cela devient une habitude et il sera inutile de se prendre la tête, de se poser trop de question et de trouver cela trop difficile.



Le thé matcha offre de très nombreuses vertus, à commencer par une quantité exceptionnelle d’antioxydants (10 fois plus que le thé vert normal, 60 fois plus que les épinards, 70 fois plus que le jus d’orange!) ou d’autres nutriments tels que polyphénols, minéraux, acides aminés, vitamines (9 fois plus de béta carotène que dans les épinards ou le brocoli).
Au Japon, la préparation de ce thé très précieux est un véritable cérémonial, pourtant facile à suivre: dans un petit bol évasé, mélanger une petite cuillère de poudre matcha dans une tasse d’eau chauffée à 70°C au moyen d’un petit balai en bambou avec des petits mouvements de balayage!














